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Pour les femmes, libertés sous le feu

samedi 17 décembre 2011, par Stephane

La photojournaliste Kael Alford avait passé 10 mois à couvrir l’invasion de l’Irak et ses conséquences immédiates en 2003-2004. Elle y est revenue cet été pour voir ce qui avait changé ou pas.

Extrait :

Quand j’ai rencontré Yanar Mohammed, en 2003, elle tenait un mégaphone et à Bagdad, à l’ombre d’un piédestal où une statue de Saddam Hussein était resté jusqu’à ce que les chars américains le traînent sur le sol quelques semaines plus tôt. Tête nue et poing levé, elle a exigeait la sécurité et des droits civils égaux pour les femmes.

Huit ans plus tard, Mohammed est peut-être la militante la plus largement citée sur les droits des femmes en Irak. Bien qu’elle voyage, parle dans les universités, donne des conférences et ait reçu des prix prestigieux pour son action, son message reste pourtant peu connu hors d’Irak.

(Yanar Mohammed sur la place Tahrir à Bagdad, juillet 2011)

L’Irak est un pays dangereux pour les femmes et la situation s’aggrave. Selon le rapport de Human Rights Watch en 2011 : « La détérioration de la sécurité a favorisé une progression des coutumes tribales et religieuses et de l’extrémisme politique, qui ont eu un effet délétère sur les droits des femmes, tant à l’intérieur et qu’à l’extérieur de la maison »

(...) L’Irak a également connu une progression des meurtres d’honneur, où les femmes qui ont une histoire d’amour en dehors des limites acceptées culturelles ou religieuses sont tuées par des membres de leur propre famille. Souvent, ces femmes, fuyant pour sauver leur vie, cherchent l’aide de l’Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak (OWFI), que Mohammed a fondé dans la foulée de l’invasion américaine.

Quand j’ai suivi Yanar cet été, elle a dit que la situation reste désastreuse. Elle est la rédactrice en chef du journal « Al Mousawat » ( « l’ Égalité »), qui consacre une pleine page à signaler les crimes violents contre les femmes, avec des numéros de téléphone pour des refuges de l’OWFI. Elle participe également à une station de radio avec des étudiantes.

Mohammed est toujours en tête des protestations contre le sort des femmes en Irak, mais elle est maintenant entourée par un nouveau groupe, de jeunes femmes essentiellement.

(Aya Al Lami )

(Les manifestantes arrivent place Tahrir à Bagdad en minibus, juillet 2011. Les manifestations en Irak ont ​​été réprimées par le gouvernement de Maliki depuis février mais ont continué, chaque vendredi, avec plus ou moins de participation)

(sur la place Tahrir de Bagdad, juillet 2011)

L’article complet est disponible en anglais ici :

http://photoblog.msnbc.msn.com/_news/2011/12/15/9444042-iraqi-voices-for-women-freedoms-under-fire

(trad. S.J.)

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